• Dans le cas où l’agresseur est un membre de la famille, l’image de celle-ci en est ébranlée.
  • Si l’agresseur est votre mari, votre fils, votre frère, votre père ou un membre de votre famille immédiate vous allez être confronté-e à faire des choix douloureux. Vous allez peut-être devoir prendre une décision importante en matière de séparation, de divorce ou mettre à rude épreuve votre loyauté familiale.
  • Si vous avez été agressé-e sexuellement dans cette famille, mais que vous avez choisi à ce jour de ne pas regarder les émotions y étant rattachées, vous allez peut-être vous sentir menacé-e ou être en colère à chaque fois que la victime parlera de sa situation. Ces propos vous forceront à faire face à votre propre situation d’agression. Ne la critiquez pas pour vouloir aborder le sujet. Ne l’abandonnez pas. Vous êtes aussi un-e survivant-e.
  • Si la personne a été agressée par un membre de la famille ou s’il y avait d’autres situations d’abus à la maison (ex.: alcoolisme, violence physique, négligence, etc.), vous avez été touché-e par la même dynamique familiale.
    Vous avez aussi grandi dans une famille où il y avait de la trahison, des secrets, de la douleur et de la peur. D’une manière ou d’une autre, vous avez aussi souffert.
  • Que vous ayez été agressé-e sexuellement ou non, vous avez grandi dans la même famille et en vous parlant, vous pouvez vous apporter une aide importante. Vous avez peut-être un souvenir dont elle a besoin, duquel elle ne se rappelle pas. Elle sera peut-être capable de trouver une pièce de son puzzle. Le fonctionnement de plusieurs familles est tellement tordu, tellement souffrant et tellement confus, que les victimes ont souvent de la difficulté à faire confiance à leurs souvenirs. Vous pouvez mutuellement vous confirmer que les choses étaient aussi terribles qu’elles en avaient l’air. En effet, pour une victime, le fait d’avoir un membre de la famille capable de valider sa réalité est inestimable. Vous êtes dans une position pour lui faire un beau cadeau et votre gain peut être la guérison de vos propres blessures d’enfance.
  • Que l’agresseur soit un membre ou non de la famille, le dévoilement d’une agression sexuelle aura des impacts sur toute l’unité familiale.
  • Si vous n’avez pas été agressé-e sexuellement, vous vous sentez peut-être coupable. Vous pouvez vous juger pour ne pas avoir su protéger la victime. Il est commun pour les personnes qui n’ont pas été agressées ou qui ont échappé à l’agression de se blâmer.
  • Si la personne agressée sent que vous ne l’avez pas protégée, elle peut être en colère contre vous. Si vous êtes une mère, sachez que notre société est plus à l’aise avec la colère dirigée envers les femmes plutôt qu’envers les hommes. Rappelez-vous que l’agresseur est toujours à blâmer pour ses gestes.
  • Vous apprenez qu’un membre de votre famille a été agressé, vous avez une bonne occasion d’être aidant-e.
  • Ne vous permettez pas d’être accablé-e par la culpabilité ou par le regret pour ce que vous n’avez pas fait avant.
  • Ne perdez pas de vue la chance qui se présente d’être une personne aidante et bienveillante pour la victime agressée sexuellement dans l’enfance, et ce, même si elle est devenue adulte.
  • Cela peut aussi être aidant d’aller consulter pour démêler vos propres sentiments.

Votre compassion, votre courage et votre volonté
d’aider ou de supporter sont extrêmement précieux!

Même si vous n’êtes pas le/la partenaire d’une personne ayant été agressée sexuellement, rien ne vous empêche de laisser aller votre curiosité… vous trouverez de l’information fort pertinente dans la prochaine section s’adressant aux partenaires.

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